L’heure est au bilan, la date fatidique est toute proche. Le 10 novembre, je quitte l’Australie, un an (364 jours) après y avoir mis les pieds. La boucle est bouclée, à Sydney j’étais arrivé, de Sydney je repars. Des milliers de kilomètres parcourus, en avion, en voiture ou bien à pied. Davantage qu’un voyage, cette expérience est comparable à une expatriation, en version courte. Au quotidien, j’ai vécu la société australienne telle qu’elle s’offre aux natifs. Cela dit, il est vrai qu’à plus de 50%, j’ai consacré mon temps à des activités de tourisme et loisirs. Parce que j’avais le temps, j’ai pu faire mûrir des projets professionnels futurs, faire le tri et définir ce que j’ai vraiment envie de faire. Enfin, plus personnellement, j’ai pu réfléchir à qui je suis, travailler mes défauts, analyser à la fois les origines d’un mal-être occasionnel et les impacts d’événements passés, douloureux et indélébiles. En termes de résultats, je tire de nombreuses leçons de cette année extraordinaire, et rentre à la maison plus que satisfait.
Bienvenue en Terra Australis
Rien ne me prédestinait à rejoindre cette contrée down under. Si je remonte aux origines d’un tel projet, je trouve dans un premier temps une idée qui a mûri pendant mon année de terminale, où j’avais pensé à passer une année d’études à l’étranger juste après le bac. Stand by, ensuite, à Bordeaux, pendant plus de deux ans. J’arrive après à La Rochelle, en licence professionnelle. Là, on nous parle de stages de quelques mois à l’étranger. Cela attire fortement mon attention mais finalement, rien ne se concrétise, je ne me renseigne pas assez sur le sujet. Je commence donc à penser qu’il serait plus judicieux de partir une année entière, hors cadre scolaire, après l’obtention du diplôme. Je me penche sur la question, en me focalisant sur les Etats-Unis. En parallèle, afin de ne pas me laisser d’autre choix, je ne m’inscris à aucune formation pour la rentrée 2008. L’année scolaire se termine, mon stage est effectué, le diplôme est entre mes mains. Nous sommes en septembre, et rien n’est concret quant à mon départ. Je me rends compte rapidement que l’obtention d’un visa d’un an pour les Etats-Unis est délicate. Au cours de mes recherches, je trouve le Working Holiday Visa pour l’Australie. Il permet de rester un an, de voyager, et de pouvoir travailler en toute légalité. Ce n’est pas les USA, mais c’est un pays anglophone, donc cela me convient. En effet l’un des buts premiers de cette expérience est de parler couramment anglais… Dans les plus brefs délais, je me procure un passeport, demande le visa, et réserve un billet d’avion. En moins de deux mois, tout est fixé.
Voilà comment je me suis retrouvé catapulté à l’autre bout du monde, avec un sac à dos, guère plus. Je ne me suis donc intéressé à ce pays que tardivement, ne connaissant quasiment rien, même une fois arrivé. En repensant à cette période, je réalise à quel point cela a été facile. Tout était clair dans ma tête. Dire au revoir, préparer le sac, monter dans l’avion… J’étais vraiment serein, et cela me surprend un peu.
Si c’était à refaire
J’ai eu ma chance et, je crois, une aventure comparable ne s’offrira pas à moi une seconde fois. Alors, avec le recul, je crois pouvoir avancer quelques éléments qui auraient permis de perfectionner cette aventure. Ce ne sont pas des regrets, mais plutôt des conseils à des chanceux qui s’apprêtent à vivre la même (mais en différent) odyssée que la mienne.
Si c’était à refaire, et pour ne citer que ceci,
- je ne passerai pas presque 3 mois à Sydney sans y avoir de job,
- je ne me précipiterai pas sur un appartement dès les premiers jours et resterai en auberge de jeunesse,
- j’irai visiter la region centre, Alice Springs et ses alentours, et bien sur Uluru,
- je passerai plus de temps en Tasmanie afin de la parcourir entierement,
- j’irai voir un match d’AFL,
- j’achèterai un véhicle seconde main que je garderai avec moi toute l’année…
Partage et communication
Je me projette dans quelques mois, 5 ans, 25 ans, et je me dis que je pourrai toujours visiter ce blog, et le montrer encore et encore à de nombreuses personnes. Je trouve cela excitant. Les gens qui le découvriront à partir de maintenant n’ont plus à s’impatienter quant à une nouvelle publication. Ils peuvent simplement le “feuilleter”, lire ce qui les intéresse. 42 articles c’est un peu moins ce que j’avais imaginé mettre en ligne. J’avais promis une mise à jour régulière, et cela n’a pas été le cas. Mais si l’on fait le compte, cela représente entre 3 et 4 articles par mois. Ces derniers, vous les avez attendus, appréciés, ignorés… peu importe à vrai dire. J’ai le sentiment d’avoir communiqué de belles choses à chaud, sous forme de textes et/ou de photos. Je crois que le blog est le meilleur moyen de garder le contact à distance, qui peut se targuer d’être à la fois intéractif, gratuit et simple à utiliser. Mais voilà, cette ère est révolue, et je vais pouvoir m’exprimer auprès de certains d’entre vous sans média interposé. De belles et longues discussions à venir, j’en trépigne d’impatience. Evidemment, je ne peux pas m’empêcher de penser à LA conversation que je rêve d’avoir et qui n’aura jamais lieu. Celle avec une personne dont les passions pour le voyage et la photographie ne font aucun doute. Celle qui aurait été longue, passionnante, amusante, enrichissante, disputée…intéressante. La vie est ainsi.
Ce blog s’achève, j’en ai bien peur. J’espère que vous avez passé de bons moments en ma compagnie. Je remercie particulièrement tous ceux et celles qui ont commenté mes aventures et participé à faire vivre ce blog. De nouvelles aventures m’attendent, qui ne seront pas contées ici. Je vous dis a très bientôt, merci encore,
axL






























