Archive pour février, 2009

News from St Kilda

Après un vide dans mon activité en ligne, une période noire dans ma vie de blogueur, je décide de revenir pour vous donner quelques nouvelles. Après tout, je vous ai vendu mon blog en disant qu’il y aurait des mises à jour régulières. Et puis, je sens la pression de certains internautes, impatients de me lire, certain(e)s se servant même d’autres lecteurs comme alibi pour me faire part de leur avidité de lecture de mes aventures… Et surtout, je pense avoir quelque chose d’intéressant à vous raconter. Ne venez pas croire que je viens faire cela à contrecœur !

Davantage qu’à découvrir les environs, visiter par-ci par-là, ce mois de février a été dominé par les célébrations. Beaucoup de fêtes, trop d’alcool, énormément de fous-rires… Ensuite, la plage, assez souvent, puis la recherche d’emploi. Je me sens un peu désemparé, j’ai laissé des CV un peu partout, des refus, ou bien pas de réponse. Je dois me rendre à l’évidence, bien que je me sente super à l’aise ici, il va falloir que je parte faire du fruit-picking. Si d’ici quelques jours je n’ai pas de retour, de la part des cafés qui cherchaient quelqu’un, ou bien de l’auberge dans laquelle je vis qui renouvelle son équipe, je vais migrer vers une ferme à l’intérieur des terres. Je sais que c’est une expérience extraordinaire, mais j’affectionne énormément St Kilda. D’où cette légère sensation de déception.

Retour à ce qui vous intéresse. J’ai décidé de vous faire découvrir St Kilda, où je vis depuis un mois tout pile, au moment où j’écris ce post. D’après Wikipedia, St Kilda tient son nom d’un bateau, The Lady of St Kilda, qui s’est rendu à Melbourne en juillet 1841. Lui-même tient son nom de l’archipel St Kilda, situé au large de l’Ecosse. Je ne vais pas m’étaler sur le sujet, je laisse la place à quelques photos :

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J’oubliais, depuis la « Crazy Night », nous avons perdu un autre compagnon de voyage. Florian, après Jack, a repris l’avion direction Lyon. Il ne reste que Simon et moi, et nos routes sont amenées à se séparer très bientôt également. La fin d’une ère…

axL

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Crazy night

Il est des soirées comme ça, où la connerie vous prend, et il suffit d’une veste à capuche, d’une poubelle, d’un caddie (entre autres), d’un appareil photo et d’un peu d’imagination, pour revenir en enfance et s’amuser comme de petits fous… A la manière où l’on prévient lorsque la suite d’un texte contient des spoilers, je tiens à vous avertir que ce qui suit n’a presque rien à voir avec l’Australie. A bon entendeur !

Les éléments se déchaînent, la nature reprend ses droits. En France, des vents violents arrachent les arbres, font s’envoler les tuiles ; les lignes électriques virevoltent… En Australie, les incendies de forêts rayent des villages de la carte, faisant plus d’une centaine de morts. Tout est chamboulé, et l’on assiste à des phénomènes étranges.

Ces mutations irréversibles touchent également les humains et les animaux. Il semble que la vision d’invasion martienne version Tim Burton ne soit pas tant que cela déconnectée de la réalité. Courrons-nous à la catastrophe ? L’espèce humaine peut-elle lutter contre ces bouleversements soudains, violents, multiples et dispersés aux quatre coins de la Terre ?

Le cauchemar s’est poursuivi hier dans les rues de Saint Kilda. Alors que les pompiers luttent encore en New South Wales et Victoria pour éteindre des feux dévastateurs, des changements s’opèrent dans les villes sur des animés, humains et animaux. Ces derniers sont les premières victimes. Intéressons-nous à la population de pingouins qui s’épanouit à Saint Kilda. Alors que les plus résistants ne subissent pas encore de transformation métabolique,

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d’autres, sont victimes de transmutations. Il est bien connu qu’à cet endroit où les pingouins mènent une vie paisible la plupart du temps, à Saint Kilda beach, de plus en plus de rats s’invitent en tant qu’éléments perturbateurs. Si, d’un côté, ils infligent un stress aux rois de la banquise, d’un autre, il semblerait que certains s’entendent à merveille. Pour en arriver à un spécimen comme celui-ci,

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il a bien fallu que la nature agite sa baguette magique. Il semblerait en effet que ce pingouin ait été engendré par des parents de race animale différente. Que savons-nous de ces nouvelles espèces ? Rien, justement, d’où nos inquiétudes naissantes.

Ce n’est pas tout. Si les animaux étaient les seules victimes, les humains pourraient certainement contrôler la situation. Malheureusement, il est trop tard, et certains hommes sont déjà passés du côté sombre de la force. Malgré tout, ceux-là essaient de se fondre dans la masse, et d’agir comme une grande partie de la population mondiale :

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Vous aurez beau essayer de les attaquer par surprise,

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rien n’y fera, ils sont présents, et tendent à se multiplier. Il faut les surveiller, et réfléchir à des solutions de lutte et d’anéantissement.

Entre temps, rien ne sert de céder à la panique. Le phénomène est encore contenu. Le nombre des victimes croît mais ne pullule pas. Telle une confrontation avec un dingo sur Fraser Island, lorsque vous vous retrouvez devant l’un d’entre eux, il faut dans un premier temps rester immobile, les bras le long du corps, et toujours lui faire face. Tournez lui le dos, et c’est l’attaque assurée. En cas d’agression cependant, essayez de vous munir d’une branche, et paraissez plus lutteur que l’animal. Comme je l’ai dit donc, pas de panique. Si vous voulez fuir, faîtes-le dans les règles de l’art, en préparant votre départ de manière consciencieuse. Monter dans le premier caddie qui passe par exemple ne mènera à rien de bon. Certains s’y sont déjà essayés :

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Les plus téméraires, qui ne souhaitent pas fuir, et préfèrent faire face à la situation, pour être présent au moment opportun et riposter de manière organisée, peuvent cependant se cacher, se réfugier en hauteur, ou adopter une attitude de mimétisme avec les éléments de la ville :

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Malgré toutes ces solutions d’attente, il arrive que certains aient les nerfs qui lâchent. Peut-être ont-ils déjà perdu un de leurs proches, ou bien ne sont-ils pas assez forts mentalement, pas assez patient. Ceux-là craquent. C’est dommage. Après s’être entraînés physiquement et préparés à une lutte féroce,

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ils perdent espoir et profitent du premier pont qu’ils traversent pour commettre l’irréversible.

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Malgré toute la volonté d’un ami, un homme, quand il prend une décision aussi lourde, arrive à ses fins

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Jusqu’où ira la nature ? Jusqu’à quel point les hommes pourront lutter ? Les solutions arriveront-elles assez tôt ?

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Débuts dans le Victoria

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Après un peu plus d’une semaine passée à Melbourne, je viens vous livrer ici mes impressions, et vous narrer en quelques mots quelles ont été mes activités.

Arrivé très tôt lundi 26, j’ai rapidement rejoint Simon, Jack et Florian. Oui, un autre dans la bande. Jack a fait sa connaissance sur la côte Ouest, et il vient depuis Sydney également passer quelques jours à Melbourne, avant que Jack ne s’en retourne auprès des siens… J’aimerais avant de continuer dans l’ordre chronologique vous parler tout de même de mon arrivée en avion à Melbourne. Me voilà assis presque confortablement depuis une heure et demi environ, quand j’aperçois par le hublot la terre ferme. L’appareil entame une descente plutôt lente. Sur la droite, j’aperçois un aéroportdrome (!), exclu de toute civilisation, doté d’une piste au moins aussi longue que celle de Nogaro, avec un petit hangar où sont certainement entassées toutes sortes de choses. Et puis, je vois sur le tarmac un gros avion, un de ceux qu’on ne voit pas à l’aérodrome de Nogaro. Alors, me dis-je, il a bien dû atterrir ici celui-là ! Je commence à flipper, me disant qu’il n’y a pas moyen que je me pose ici. Où alors on m’y attend pour me révéler que c’est une caméra cachée, quelque chose du genre. L’avion dépasse l’endroit, puis commence à survoler la baie de Melbourne, toute près. D’un coup, il entame un virage à 180 degrés, en direction de la piste du chemin d’atterrissage ! Oh mon Dieu mais que fait-il ? Je dois me rendre à l’évidence, ceci est l’aéroport de Melbourne. Ca fait peur quand on sait qu’il accueille des vols internationaux ! Direction le « hangar », pour y récupérer mon sac. Il n’y a qu’un tapis bagages, je ne risque pas de me tromper ! Après 45 minutes de bus, me voilà à la gare de Southern Cross, en centre-ville. Il me faut prendre le tram pour me rendre à St Kilda, où je vais probablement passer les deux mois à venir. Perfect timing, le tram est là, j’embarque. Un peu perdu, je demande à une dame où je suis censé descendre. Et là, il me semble comprendre qu’un vieux gars me demande de la fermer ! Je n’avais pas toutes les indications souhaitées, je continuais de plus belle. Alors que je repasse devant lui pour retourner à mes affaires, il me souffle un « I’m not done with you » (« j’en ai pas fini avec toi »), me suis et me balance un grand coup de sac dans le dos, en guise de bienvenue j’imagine, drôle de mœurs ! Je plaisante, il voulait simplement me casser les couilles. Voilà, première agression en Australie, même pas peur. Quoique, il avait l’air plus que louche, alors j’ai laissé pisser. Prêt, cela dit, à rétorquer à une seconde attaque sournoise.

Je retrouve ensuite mes compagnons de voyage, dispatchés entre deux auberges. Ils ont des petites mines, la soirée précédente a semble-t-il été arrosée. Mais il faut émerger, aujourd’hui c’est Australia Day, les célébrations nous attendent. On décide finalement d’acheter à boire et de se rendre sur la plage pour consommer tout ça. Il fait très beau, la journée s’annonce mémorable. Nous sommes sur St Kilda Beach, les jambes et le nez commencent à rougir, la vodka et le kas à se réchauffer. Florian invite deux jeunes filles assises pas loin à se joindre à nous. Nous passons l’après-midi ensemble, et organisons un barbecue chez elles pour le soir. Elles vivent à deux pas de notre auberge, dans une grande maison, avec 6 colocataires. L’atmosphère rappelle un certain film de Cédric Klapish, avec beaucoup moins de joie de vivre cependant ! Nous mangeons, nous buvons, puis direction différents bars. La soirée a été bonne.

Le lendemain, nous prenons la direction du centre-ville pour aller se balader un peu. Jack a besoin de faire quelques courses, puis c’est l’occasion pour moi de connaître un peu mieux cette ville. Nous allons ensuite au Melbourne Park, où se déroule l’Australian Open. Arrivés au pied de la Rod Laver Arena, nous nous reposons un peu puis nous reprenons la direction de St Kilda.

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Le jour suivant, mercredi, restera une journée amère. Nous avons perdu l’un de nos compagnons de voyage, Jack ! Après avoir pris un petit apéro dans un parc pas loin de l’auberge, sous une chaleur de plomb, il est temps pour lui de se diriger vers l’aéroport. Un long périple l’attend. Les au-revoir sont très tristes, quelques larmes ont coulé pour tout vous avouer ! Jack si tu lis ce post, j’ai été enchanté de faire ta connaissance, et de passer une bonne partie de ce mois de janvier en ta compagnie, à Sydney, puis dans le Queensland, et ici à Melbourne. C’était un vrai régal, un grand merci !

Le fait marquant des journées qui ont suivi est plutôt la température, le mercure ayant atteint 44 degrés. Il faisait presque frisquet quand c’est redescendu à 35 ! Désolé, ça risque d’en énerver certains… Autre fait, j’ai commencé mes recherches d’emploi, sur Internet puis en démarchant directement dans les bars, restos etc. A peu près tout sauf mon domaine, frustrant mais pas le choix. Plusieurs personnes m’ont dit qu’il était assez facile par ici de trouver un poste de kitchen-hand, ou quelque chose du genre, alors je ne me fais pas trop de souci. Pour l’hébergement, je suis très bien en auberge pour l’instant, y’a du beau monde !

Je ne perds pas de vue que ce blog sert surtout à vous faire découvrir l’Australie. Je suis désormais installé pour un bon moment dans la même auberge (après plusieurs va-et-vient), avec accès Internet gratuit et illimité (incredible isn’t it ?), donc je pourrai m’atteler plus sérieusement à son alimentation. Je ne sais pas encore ce que je vais faire et visiter durant mon temps libre, donc je ne peux pas vous proposer de programme. Mais je vais réfléchir à tout ça très rapidement, et puis si certains lecteurs ont des idées, des endroits dont ils ont entendu parler, tout bon conseil est le bienvenu.

Au fait, pour ceux qui auraient vraiment cru au début qu’il s’agit bel et bien de l’aéroport international de Melbourne, je vous arrête tout de suite. J’ai appris par la suite qu’il s’agit d’Avalon, un aéroport qui accueille les vols domestiques (c’est « domestic airport », mais je sais plus comment on dit en français…) uniquement de certaines compagnies low-cost… Donc ne vous inquiétez pas, s’il vous prend l’envie de venir à Melbourne, vous aurez à droit à vos galeries Duty Free !

A bientôt, axL

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