Sommaire

17/09/2008 – Naissance
17/09/2008 – A-ssi-dui-té!
12/10/2008 – Départ imminent
29/10/2008 – $
07/11/2008 – Ne pas dormir sous les ponts, ni dans un bus
14/11/2008 – Ca va venir
15/11/2008 – Here I am
17/11/2008 – Veni, vedi, restici
23/11/2008 – Quelques éléments de réponse
25/11/2008 – Question « accomodation »
01/12/2008 – Art Gallery of New South Wales
01/12/2008 – Little chat
08/12/2008 – Coogee Beach
11/12/2008 – Naissance de l’Opera House
11/12/2008 – Kings Cross et autres
23/12/2008 – Busy days
27/12/2008 – Noël chal(h)eur-eux
03/01/2009 – New Year’s Eve
04/01/2009 – Petit break
11/01/2009 – Kings of Queensland
19/01/2009 – Aquarium & Wildlife World
21/01/2009 – La vie en Blue
05/02/2009 – Débuts dans le Victoria
10/02/2009 – Crazy night
27/02/2009 – News from St Kilda
11/03/2009 – Good things come to those who wait
19/03/2009 – Great Ocean Road
24/03/2009 – Grampians National Park
27/04/2009 – Don’t worry!
01/05/2009 – Australian Formula 1 Grand Prix
01/05/2009 – Wilsons Promontory National Park
28/06/2009 – Bye Bye Melbourne
28/06/2009 – Tassie je t’aime
06/07/2009 – En route
07/07/2009 – Sydney fever
20/08/2009 – West Coast Story I
24/08/2009 – West Coast Story II
24/08/2009 – Mary River Nature Reserve – Corroboree Billabong
18/09/2009 – I’m alive
03/10/2009 – Tout ne va pas bien, je n’écris point.
08/11/2009 – axL à la ferme
08/11/2009 – Une année qui s’achève

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Une année qui s’achève

L’heure est au bilan, la date fatidique est toute proche. Le 10 novembre, je quitte l’Australie, un an (364 jours) après y avoir mis les pieds. La boucle est bouclée, à Sydney j’étais arrivé, de Sydney je repars. Des milliers de kilomètres parcourus, en avion, en voiture ou bien à pied. Davantage qu’un voyage, cette expérience est comparable à une expatriation, en version courte. Au quotidien, j’ai vécu la société australienne telle qu’elle s’offre aux natifs. Cela dit, il est vrai qu’à plus de 50%, j’ai consacré mon temps à des activités de tourisme et loisirs. Parce que j’avais le temps, j’ai pu faire mûrir des projets professionnels futurs, faire le tri et définir ce que j’ai vraiment envie de faire. Enfin, plus personnellement, j’ai pu réfléchir à qui je suis, travailler mes défauts, analyser à la fois les origines d’un mal-être occasionnel et les impacts d’événements passés, douloureux et indélébiles. En termes de résultats, je tire de nombreuses leçons de cette année extraordinaire, et rentre à la maison plus que satisfait.

Bienvenue en Terra Australis

Rien ne me prédestinait à rejoindre cette contrée down under. Si je remonte aux origines d’un tel projet, je trouve dans un premier temps une idée qui a mûri pendant mon année de terminale, où j’avais pensé à passer une année d’études à l’étranger juste après le bac. Stand by, ensuite, à Bordeaux, pendant plus de deux ans. J’arrive après à La Rochelle, en licence professionnelle. Là, on nous parle de stages de quelques mois à l’étranger. Cela attire fortement mon attention mais finalement, rien ne se concrétise, je ne me renseigne pas assez sur le sujet. Je commence donc à penser qu’il serait plus judicieux de partir une année entière, hors cadre scolaire, après l’obtention du diplôme. Je me penche sur la question, en me focalisant sur les Etats-Unis. En parallèle, afin de ne pas me laisser d’autre choix, je ne m’inscris à aucune formation pour la rentrée 2008. L’année scolaire se termine, mon stage est effectué, le diplôme est entre mes mains. Nous sommes en septembre, et rien n’est concret quant à mon départ. Je me rends compte rapidement que l’obtention d’un visa d’un an pour les Etats-Unis est délicate. Au cours de mes recherches, je trouve le Working Holiday Visa pour l’Australie. Il permet de rester un an, de voyager, et de pouvoir travailler en toute légalité. Ce n’est pas les USA, mais c’est un pays anglophone, donc cela me convient. En effet l’un des buts premiers de cette expérience est de parler couramment anglais… Dans les plus brefs délais, je me procure un passeport, demande le visa, et réserve un billet d’avion. En moins de deux mois, tout est fixé.
Voilà comment je me suis retrouvé catapulté à l’autre bout du monde, avec un sac à dos, guère plus. Je ne me suis donc intéressé à ce pays que tardivement, ne connaissant quasiment rien, même une fois arrivé. En repensant à cette période, je réalise à quel point cela a été facile. Tout était clair dans ma tête. Dire au revoir, préparer le sac, monter dans l’avion… J’étais vraiment serein, et cela me surprend un peu.

Si c’était à refaire

J’ai eu ma chance et, je crois, une aventure comparable ne s’offrira pas à moi une seconde fois. Alors, avec le recul, je crois pouvoir avancer quelques éléments qui auraient permis de perfectionner cette aventure. Ce ne sont pas des regrets, mais plutôt des conseils à des chanceux qui s’apprêtent à vivre la même (mais en différent) odyssée que la mienne.
Si c’était à refaire, et pour ne citer que ceci,
– je ne passerai pas presque 3 mois à Sydney sans y avoir de job,
– je ne me précipiterai pas sur un appartement dès les premiers jours et resterai en auberge de jeunesse,
– j’irai visiter la region centre, Alice Springs et ses alentours, et bien sur Uluru,
– je passerai plus de temps en Tasmanie afin de la parcourir entierement,
– j’irai voir un match d’AFL,
– j’achèterai un véhicle seconde main que je garderai avec moi toute l’année…

Partage et communication

Je me projette dans quelques mois, 5 ans, 25 ans, et je me dis que je pourrai toujours visiter ce blog, et le montrer encore et encore à de nombreuses personnes. Je trouve cela excitant. Les gens qui le découvriront à partir de maintenant n’ont plus à s’impatienter quant à une nouvelle publication. Ils peuvent simplement le « feuilleter », lire ce qui les intéresse. 42 articles c’est un peu moins ce que j’avais imaginé mettre en ligne. J’avais promis une mise à jour régulière, et cela n’a pas été le cas. Mais si l’on fait le compte, cela représente entre 3 et 4 articles par mois. Ces derniers, vous les avez attendus, appréciés, ignorés… peu importe à vrai dire. J’ai le sentiment d’avoir communiqué de belles choses à chaud, sous forme de textes et/ou de photos. Je crois que le blog est le meilleur moyen de garder le contact à distance, qui peut se targuer d’être à la fois intéractif, gratuit et simple à utiliser. Mais voilà, cette ère est révolue, et je vais pouvoir m’exprimer auprès de certains d’entre vous sans média interposé. De belles et longues discussions à venir, j’en trépigne d’impatience. Evidemment, je ne peux pas m’empêcher de penser à LA conversation que je rêve d’avoir et qui n’aura jamais lieu. Celle avec une personne dont les passions pour le voyage et la photographie ne font aucun doute. Celle qui aurait été longue, passionnante, amusante, enrichissante, disputée…intéressante. La vie est ainsi.

Ce blog s’achève, j’en ai bien peur. J’espère que vous avez passé de bons moments en ma compagnie. Je remercie particulièrement tous ceux et celles qui ont commenté mes aventures et participé à faire vivre ce blog. De nouvelles aventures m’attendent, qui ne seront pas contées ici. Je vous dis a très bientôt, merci encore,
axL

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axL à la ferme

Le WWOOFING (de WWOOF, Willing workers on organic farms, travailleurs volontaires dans des fermes bio) est une experience unique. Les backpackers comme moi connaissent bien cela puisque c’est l’une des principales façons de devenir éligible pour un second visa. En effet, il faut avoir effectué plus de 80 jours de travail à la ferme pour obtenir le sésame.
Sinon, c’est aussi et simplement fait pour vivre de bons moments avec des locaux, chez eux, selon leur style de vie. C’est ce que je me suis pris en pleine gueule en arrivant chez Nadine, Ben et leurs quatre enfants.

Cadre de vie

Japoonvale est un lieu reculé dans la jungle tropicale, la rainforest du luxuriant Queensland. A mi distance entre Innisfail et Tully, bien connues dans la région, cette localité se trouve à plus ou moins 1h30 au sud de Cairns, et a 3/4 d’heure de la belle Mission Beach.
Arrivé à Silkwood comme prévu aux alentours de 9h, Nadine ne tarde pas à venir me récupérer en compagnie des deux plus jeunes membres de sa marmaille, Melody, 1 an, et Harmony, âgée de 4 ans. Il a suffit que Nadine sorte de la voiture et m’accueille pour comprendre que rien de ce que j’allais vivre dans la semaine à venir ne serait comparable à l’une de mes expériences passées. Pieds nus, look baba cool, une jupe-chiffon, un petit dabardeur difforme et délavé, pas de soutien-gorge… Le tableau était dressé. Les filles, à l’arrière, n’avaient vraisemblablement pas été lavées depuis au moins deux jours.
Arrivés sur place, Jack, un wwoofer d’origine coréenne, Ben, Marc et Zaya,un ami et son fils d’1 an,sont là. Les présentations sont rapides, le ton est amical. Je suis content, mes hôtes sont jeunes (28 ans pour Ben, 32 pour Nadine), la maison est sympa, bien que radicalement différente de nos standards. C’est une sorte de hangar (ce qu’ils appellent eux un « shed ». Beaucoup d’habitations sont ainsi dans les endroits reculés. C’est très pratique, il suffit d’une chappe en béton, le reste n’est que tolles), pas vraiment grand. Sous le même toit, une moitié a été transformée en loft, entourée de murs et nombreuses fenêtres. L’espace est donc unique, simplement des paravents en bambou « délimitent » la « chambre » des parents. L’autre moitié est ouverte, et abrite un atelier, au milieu d’un amoncellement de… choses! Tout est très bordélique, l’intérieur est sans dessus dessous. La cuisine est crade, des jouets jonchent la totalité de la surface habitable… Vient le moment où ils me montrent l’endroit où je vais dormir. Pas bête, j’ai vite réalisé que ce ne serait pas à l’intérieur. Il s’agit bien de l’immense tipi planté dans le jardin, et qui attire l’attention dès l’arrivée sur la propriété. Il y a 30 cm au moins d’ouverture entre le sol et le début de la toile, autant dire que je vais dormir dehors… Suite de la visite : la salle de bains se résume à une baignoire plantée en bout de terrace et faisant face au jardin potager, « cachée » par un de ces fameux paravents en bambou (la blague!); les toilettes se trouvent dans la forêt… Un semblant de passage long d’une dizaine de mètres mène au trône, entouré de trois murs, et ouvert sur la végétation foisonnante. « Bienvenue, fais comme chez toi! » Je vais essayer…
Depuis quelques jours, il n’y a pas d’electricité, ce qui signifie pas de lumière (au milieu de nulle part!), ni d’eau chaude. Leur situation est particulière. Contrairement à la majorité des adhérents au programme, eux ne possèdent pas de terre, et sont ici en loyers. Ils payent 30 euros par semaine, et sont les « gardiens ». La propriété est immense, mais couverte à 90% par la forêt vierge. Ils ont donc la place pour entretenir un jardin potager, et commencer une nurserie, avec des dizaines de plantes différentes. L’objectif pour Ben est de cultiver plusieurs espèces plus ou moins rares, et à long terme, sur une propriété qui lui appartiendrait, en faire commerce. C’est ce que la plupart des voisins pratiquent, qu’il s’agisse de fleurs tropicales, d’arbres fruitiers, et bien d’autres types dont les particularités m’échappent.
Pour résumer donc, ils ne sont pas chez eux, et ne peuvent pas faire tous les aménagements qu’ils désirent, d’autant que le propriétaire peut les appeler à tout moment pour leur dire qu’il souhaite rentrer le mois suivant, et toute la famille devrait trouver un autre logement en peu de temps. Pas question donc de trop s’implanter là… Précarité, quand tu nous tiens! Alors ils utilisent le système d’électricité peu fiable mis en place. En effet, ils pompent l’eau depuis la crique qui part du haut de la montagne sur laquelle la maison est adossée. Cette eau sert également à produire l’électricité. Un long, très long tuyau remonte jusqu’à la source, à travers la forêt dense. L’eau sous pression est propulsée sur un système d’alternateur relié à une batterie, qui elle alimente le circuit électrique de la maison. Et donc, quand l’alternateur tombe en panne, plus de jus… Puis quand c’est pas l’alternateur,c’est la batterie, ou bien le niveau d’eau dans la crique est trop bas, bref, trop d’éléments fragilisent ce système. Mais c’est leur unique alternative, et toutes les maisons du coin fonctionnent de la sorte (avec succès pour 90% d’entre elles). Seulement, il faut investir beaucoup d’argent pour avoir un système très fiable.
Le décor est planté, les habitudes sont prises. Quand la situation est telle, tout le monde descend à la crique pour se décrotter. Et ça, je l’ai vu venir gros comme une maison… comme la chanson le dit, « tout le monde à poil »… « C’est mieux pour se sentir à l’aise dans l’eau » me dit Nadine, en tenue d’Eve… Les 4 enfants sont littéralement sur moi en train de jouer. Communier avec les éléments de la nature, ouais mais… non! Je garde mon maillot! Pour le premier jour, ça fait un peu beaucoup, on verra plus tard!
Petit à petit, je passe de la consternation à « plus rien ne me choque », puis « qu’est ce qu’on est bien ici ». Les gosses, dès qu’ils ont une envie pressante, ils baissent leur froc, où qu’ils soient. Pareil pour le bébé, qui souvent n’a pas de couche. Quelqu’un nettoiera derrière, évidemment. Harmony, 4 ans je le rappelle, escalade des bambous hauts de plusieurs mètres, se pend par les pieds une fois en haut « Hé regarde, sans les mains!!! » Putain les parents, faites quelque chose!
Au bout de deux jours, j’avais tout vu, et pouvais enfin profiter de ce mode de vie unique. La première chose que j’ai su apprécier, c’est de dormir dans le tipi. S’endormir au coin du feu avec en fond sonore la vie nocturne de la jungle, c’est apaisant. Aussi, prendre un bain au clair de lune, quel bonheur. Parcourir 500 mètres pour se baigner dans une crique en pleine jungle, procure un sentiment particulier également. Et surtout, manger très sainement; tout le temps, chaque repas. A 90% la matière première est produite sur place. Et puis Ben est très bon cuisinier, il aime bien faire des gâteaux, du pain. Autant dire que ça me changeait bien de ce que j’ai l’habitude de concocter dans les auberges de jeunesse. En résumé, la vie chez eux n’a rien de superflu, que le minimum. On pense à rien, on se sent bien, dans sa tête et dans son corps.
Il me faut désormais préciser que le tipi n’a pas été ma seule habitation. Dix jours après mon arrivée ici, la pluie est arrivée. Pas en pleine journée, mais bien à 5h30, lorsque je dormais profondément. On ne peut pas dire que le tipi soit vraiment waterproof, j’ai donc été réveillé par des gouttes d’eau qui me tombaient sur le visage. Je me réveille donc en sursaut, toutes mes affaires sont autour de moi, il faut au plus vite que je rassemble tout et que je me dirige sous le hangar. Ben a entendu la pluie dense, il est donc là pour me donner un coup de main. Jack étant parti, j’établi mes quartiers dans la petite cabane qui lui servait de chambre, et qui sera désormais la mienne.

Mes activités

Je l’ai dit, Ben ne possède pas la propriété, alors les activités chez lui sont limitées. Entretenir la nurserie, maintenir la maison en bon état… c’est pas peu près tout en ce qui les concerne. Alors on a beaucoup travaillé pour les voisins. Notamment Graham, qui habite la maison au-dessus, dernière habitation au bout de la route. Il n’est plus très jeune, et il faut qu’il entretienne le chemin qui mène au haut de la crique. En nous aidant des multiples énormes pierres qui longent le chemin, nous avons essayer de recréer par endroits de vrais escaliers, sinon aplanir la surface. Le bouquet final, construire un barrage au départ du tuyau, pour s’assurer d’un niveau d’eau minimal toute l’année. Ce travail nous a occupés pendant de longues journées, entrecoupées par des pauses repas où nous étions gatés par Graham.
Pour un autre voisin, il a fallu que nous collections des feuilles d’une variété d’épinard sauvage qui pousse par là-bas. Trois grands sacs contre une caisse de papayes.
Pour David cette fois-ci, nous avons augmenter la hauteur de sa mare. Il a créé comme un bassin dans son jardin, dont il voulait réhausser les contours. Alors en creusant à l’intérieur, et en mélangeant la terre à de l’eau, nous avions de la boue assez consistante qui lorsqu’elle sèche est très solide et comparable à la dureté du béton. Bref, pas très passionnant tout cela, nous avions de la merde jusqu’aux oreilles!
Je retourne à ce que j’ai fait pour Ben et sa famille. Je retiens principalement 3 tâches :
– vaisselle et ménage en général dans la maison;
– surveiller les enfants (les divertir, aider aux devoirs…);
– entretenir jardin et nurserie (déterrer du gingembre, préparer le basilic pour le pesto, faire du mix pour les pots, arrosage…)

Culture aborigène

En avril 1997, âgé de 9 ans, je dansais (contre mon gré) avec des masais au Kenya. Plus de 12 ans plus tard, j’accumulais une expérience similaire, en partageant cette fois une danse avec des membres d’une communauté aborigène de Mornington Island. La danse du coq… Lors de ma première performance artististique ethnique, haut comme trois pommes, il me suffisait de sauter le plus haut possible. Les colliers que ces géants m’avaient passés autour du cou me fouaittaient le visage, et toute ma famille se moquait bien de moi… Je n’ai pas été moins ridicule pour ma deuxième prestation, me tapotant les fesses et imitant le cri du roi de la volaille, devant un parterre d’écoliers.
Stu et Kate, voisins de Nadine, une soixantaine d’années, sont très impliqués dans la vie et le maintien des communautés aborigènes. Ils parcourent le pays depuis des années pour les aider dans différents domaines, apprendre aux jeunes comment tirer profit de leurs créations artistiques, et essayer de les tenir éloignés des fléaux qui touchent de nombreux individus, l’alcoolisme en tête de liste.
C’est ainsi qu’ils ont été invités à cette représentation de danses aborigènes traditionnelles dans une école près de Tully. Occasion rare, elle a eu la gentillesse de nous emmener avec elle. Je savais bien que cela ne se présenterai pas une seconde fois. J’étais ravi.

Photos

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Tout ne va pas bien, je n’ecris point.

Il y a des periodes comme celle que je vis en ce moment ou tout ne tourne pas rond, les deconvenues s’accumulent, et la morosite, la pensee negative predominent et vous rongent. Pourtant,  j’en ai des choses a vous raconter : le jour ou je suis parti voir les baleines, mon incroyable experience a la ferme, mes virees sur la Grande Barriere de corail, notre journee de rafting sur la Tully River, la visite des jardins botaniques, les Josephines Falls… Et pour toutes ces choses, j’ai egalement de beaux cliches a joindre. Mais tout ne se deroule pas comme je l’aurais souhaite.

D’abord, il y a eu mon ordinateur qui est tombe en panne pendant que j’etais a la ferme. Une fois de retour en ville, le disque dur a ete change. J’ai d’ailleurs au passage perdu quelques donnees, que j’aurais pu recuperer pour la modique somme de 170 dollars. Je ne peux pas trop me le permettre… De semaine en semaine, le reste ne suivait pas. J’ai enfin eu quelqu’un de competant hier au telephone, pendant une heure, et qui a apporte des solutions a tout mes problemes. Cela dit, il faut encore attendre 10 a 15 jours. Une epine dans le pied, vraiment.

J’ai quand meme mon ipod qui me permet d’aller sur internet tous les jours. Au Mc Do, parce que c’est gratuit. Enfin, j’avais mon ipod, puisqu’un gros con de voyageur a eu la bonne idee de me le voler. Dans mon dortoir. Alors que je m’y trouvais seul. Quelqu’un m’explique comment il a eu la clef? Alors, notes personnelles, emails, ebooks, jeux, dictionnaires, musique. Tout cela me manque deja. Moi qui ecoutait SKA-P en boucle pour me rememorer le bon vieux temps… c’est cuit!

Le travail apres. Alors oui, c’est genial, j’ai trouve du boulot. Sauf que la manager est un peu conne. Ce n’est pas elle qui m’a embauche, elle etait en vavances a ce moment-la. Le jour ou je l’ai rencontree : « Bonjour Axel, pour combien de temps restez-vous? » « Deux mois, plus ou moins… » « Deux mois, c’est la premiere fois que j’entends ca! ». J’avais envie de repondre « Et moi j’ai appris que les serveurs ne touchent jamais les pourboires chez vous, c’est la premiere fois que j’entends ca aussi! ». Bon, j’ai ravale ma salive, ferme ma grande gueule.

Tout un tas de merdes qui s’accumulent et me fatiguent, me font penser que j’ai envie de rentrer et me consacrer a ce que j’aime, le journalisme. Certains peuvent se dire que j’ai pas le droit de me plaindre parce que je vis une aventure extraordianaire. A ceux-la je leur propose de faire la demande du visa, de partir de leur pays pendant un an, d’avoir l’humilite de faire des petits boulots de merde et, a l’heure du bilan, ils peuvent venir me voir et me dire si tout etait parfait, tout le temps!

Dans tout ca, le pire, c’est de me dire que cette mauvaise passade fait desormais partie du voyage, elle est la et restera dans mes souvenirs. C’est dommage, je trouve. M’enfin, dans un mois je serai en Nouvelle-Zelande, deux semaines plus tard a Hong Kong. Je me dis qu’entre temps les choses evolueront dans le bon sens. Et je reviendrai vers vous avec un article digne de ce nom. En attendant, je suis a Cairns, tout ne va pas bien, je n’ecris point.

axL

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